La construction du canal du Midi a eu un effet significatif sur le développement de toute la région. Pendant près de trois siècles, le canal du Midi fut un fil de vie de première importance. Aujourd’hui, le canal pourrait regagner cette signification en tant que voie d’accès aux complexes scientifiques et technologiques situés au sud est du centre de Toulouse. Le potentiel du canal du Midi sur l’axe nord-sud est comparable à celui d’une ligne de métro:
il est possible d’assurer
| un temps d’accès de | 15-20 minutes (Matabiau <-> complexe) |
| une cadence d’un bac toutes les | 5 minutes |
| une capacité de | 3600 personnes/heure/direction |
| avec un investissement de | 10 bacs |
| et l’aménagement de | 8-10 arrêts entre Matabiau et le complexe |
Le “canal de communication des Mers” à été construit entre 1667 et 1681. La voie étant prête depuis plus de trois siècles, son aménagement nécessites seulement quelques investissements de faible importance. (Les travaux de gros oeuvre ont été financés essentiellement par Pierre Paul Riquet et l’état de Louis XIV.) La largeur du canal permet le croisement de deux péniches. Aucune écluse ne fait obstacle sur le tronçon Matabiau - Castanet. De plus, l’absence de carrefours et de circulation garantit une liaison à l’abri des embouteillages. Il sera donc possible de respecter des horaires précis pour assurer les liaisons avec la SNCF, le VAL, Aerobus etc.
Une répartition possible des arrêts est présentée
dans dans le tableau 1 et le plan de la fig. 2.
| arrêt | km | Pont | liaisons, instituts, remarques |
| Matabiau | 0 | Bayard(1) | SNCF, VAL,
Gare routière Navette Aéroport |
| Colombette | 0.8 | Gloire(1)
pas. Bourseul |
coeur de la Ville,
Place Wilson, à moins de 500 m des boulevards |
| Port St.Sauveur | 1.7 | passerelle(1) | Jardin des Plantes,
à moins de 200 m du Grand Rond; Fac des Sciences |
| Demoiselles | 2.5 | Demoiselles(1) | bassins de radoub
possibilité arrêt SNCF |
| Boule | 3.3 | passerelle
Bedouce(1) |
Microscope électronique CERR, CNRS |
| Avions | 4.0 | passerelle | Stade Municipal, Aérodrome de Montaudran
AirFrance, Thomson, SETRIC, BIO EUROPE |
| INSA | 4.7 | passerelle(1) | Supaero, INSA, IUT, ONERA-CERT, CREPS, ENSAE |
| Fac Sciences | 5.6 | passerelle | UPS Sciences
LAAS, CESR, ENAC, CROUS, ENNA, CETE |
| CNES | 6.2 | passerelle | CNES, FIAS, OMP, CNRS, GDTA ,
SPOT IMAGE, ESA, INTESPACE |
| Ariane | 6.9 | passerelle | Parc Technologique du Canal |
Tableau 1 : possible répartition des arrêts ;
(1) pont / passerelle existante
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Fig. 2 les cercles jaunes indiquent les régions distantes de 600 m au plus d’un arrêt |
D’un point de vue capacité et vitesse, les bacs seront similaires
aux “vaporetto” de l’actv de Venise. Par contre, les conditions particulières
du Canal du Midi permettront un système de portes automatiques,
pour faciliter la montée et la descente (similaire au VAL, voir
“les arrêts” ci-dessous).
A partir des performances envisagées, la capacité, les
temps d’accès et la solution au problème du clapot seront
élaborables. Les trois modèles proposés dans
le tableau 2 peuvent indiquer le potentiel possible d’une métro-navette.
Les options A1, A2, E se reportent à des solutions au problème
du clapot (voir ci-dessous).
Pour éviter de tourner les bacs aux stations terminus (largeur
du canal) ils doivent présenter une mobilité dans les deux
sens. Leur bidirectionalité sera assuré par la coque mais
également par le système de propulsion. Des solutions pour
satisfaire à ces exigences existent et sont réalisées
dans une large variété de transports navals (i.e.. propulsion
par des hélices VOITH-SCHNEIDER).
Pour fonctionner
diverses options sont imaginables qui satisferaient aux différents besoins relatifs à la capacité, la vitesse et la protection des berges :sur le parcours Matabiau - CNES
avec une fréquence de un bac tout les 5 minutes
| option | A1 | A2 | E | lignes de existantes (1) |
| nombre de bacs | 10 | 8 | 10 | |
| passagers par bac | 300 | 150 | 75 | |
| vitesse nominale [km/h] | 18 | 20 | 18 | |
| capacité [pers./h] | 2 * 3600 | 2 * 1800 | 2 * 900 | |
| nombre d'arrêts entre Matabiau et CNES | 5 | 5 | 5 | |
| durée du trajet INSA - Colombette [min] | 15 | 13 | 15 | |
| durée du trajet Matabiau - Fac [min] | 21 | 19 | 21 | 40 (min 30; max 60) |
| durée du trajet Matabiau - CNES [min] | 24 | 22 | 24 | 60 (min 40; max 95) |
Tableau 2 : trois modèles envisagés pour indiquer
le potentiel possible d’une ligne MNT (1) voir
annexe
Un arrêt sera constitué de deux pavillons d’attente, situés
en vis à vis sur les berges du canal, et reliés par une passerelle.
Pour une répartition des arrêts selon l’exemple du tableau
1, cinq des huit passerelles nécessaires existent déjà.
Les pavillons d’attente seront équipés, face au canal, d’un
front de portes automatiques (voir station VAL). Les pavillons et les bacs
étant équipés de portes automatiques, la montée
et la descente pourront s’effectuer rapidement et avec la plus grande sécurité
pour les voyageurs.
La stabilité du niveau du plan d’eau du canal permet des arrêts
équipés de dispositifs de positionnement et amarrage automatiques.
Ceci peut être réalisé avec un système de rail
conducteur saisi par le bac en approchant l’arrêt. Le rail conducteur
guide le bac dans sa position d’amarrage en face du pavillon d’attente.
Ce dispositif “porte avion” pourrait faciliter l’accélération
du bac qui quitte l’arrêt. (Pour ceci il serait envisageable d’utiliser
l’énergie potentielle stockée lors du freinage)
Les berges et le problème du clapot (agitation du plan d’eau)
Un problème important se pose : la nécessité de
parcourir les ~ six kilomètres qui séparent Matabiau des
complexes scientifiques et technologiques dans un délai de temps
compétitif par rapport à la route. Les vitesses requises
seront entre 15 km/h et 20 km/h, donc 2 à 3 fois plus élevées
que la vitesse maximale autorisée en ce moment. Ce sont les vitesses
élevées qui, provoquant une agitation du plan d’eau important,
sont la cause principale de l’érosion des berges. La photo de la
fig. 3 montre une berge naturelle en état d’érosion, jouxtant
une berge renforcée par des palplanches. Le tableau 3 met en évidence
la relation entre les performances demandées et les contre-mesures
possibles.
Deux stratégies pourraient apporter une solution à ce
problème :
E éviter / limiter l’impact sur les bergeA accepter un impact plus important sur les berges
Tableau 3 : le problème du clapot - relation entre les performances demandées et les contre-mesures possibles
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Fig. 3
à droite : berge en état d’érosion à gauche : berge protégée par des
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Fig. 4
les berges en béton du
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Fig. 5
l’aménagement des berges
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Fig. 6
des palplanches pratiquement recouvertes par la végétation,
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E éviter / limiter l’impact sur les berges
L’énergie dissipée dans les berges ne devra pas dépasser l’impact d’une péniche (150 tonnes de port) qui circule à 6-8 km/h. Des solutions possibles, à étudier, peuvent être :
- catamaran - absorption d’une partie de l'énergie
d’onde dans le bac même
- trimaran - brevetto
Giuponi
- hovercraft (pourrait desservir plus de
surface sur un parcours terrestre)
- monorail, train suspendu sur les berges
/ au dessus de l’eau
Dans le cas d’une solution “éviter/limiter le clapot”, l’ exemple
“E” du tableau 2 peut illustrer, plutôt qualitativement que
quantitativement, la complémentarité entre le déplacement
(donc sa capacité) et la vitesse des bacs. Dans l’exemple cité,
une capacité réduite fait les frais de la vitesse élevée.
A accepter un impact plus important sur les berges
dans ce cas il devient inévitable
- d’effectuer des réparations
périodiques des berges pour les remettre en l’état initial
- de renforcer les berges pour les rendre
résistantes à l’impact des bacs.
Plusieurs systèmes de renforcement des berges sont déjà utilisés entre Matabiau et le Pont des Demoiselles:
- murs en béton
Fig. 4
- palplanches
Fig. 5 et 6
Le plan de la fig. 7 montre qu’environ 50% des berges entre Matabiau
et le CNES sont déjà renforcées (c’est à dire
~ 6.5 km des 2x6.2 km )
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Fig. 7 environ 50% des berges entre Matabiau et le CNES sont
déjà renforcées
(agrandir à l'échelle ~ 1:25000) - murs en béton o palplanches |
avantages du projet pour les transports public
- capacité égale ou supérieure à celle d’un métro conventionnel
- vitesse comparable à celle d’ un métro conventionnel
- pas de carrefours - pas d’embouteillages
- précision dans le respect de l’horaire
aspects économiques
- la construction de la voie ne demande que peu d’investissement - elle existe déjà depuis plus de trois siècles ...
- un nouveau mouvement de vie le long du Canal du Midi
aspects écologiques
- initiative pionnière avec un message ‘signal’ pour les transports publicsaspects récréatifs et culturels
- revalorisation de la coulée verte du Canal du Midi
- valorisation de la piste cyclable du Canal du Midi
- possibilité de transport de vélos le long de la piste cyclabl (cas de pluie ...)
- tradition d’une ville dont l’histoire est liée au Canal du Midi (C6)
- revitalisation d’une zone récréative proche pour les toulousains
- nouvelle attraction pour le tourisme (vacanciers, touristes de la région)
- image d’une ville innovatrice (C6)
aspects qualité du voyage
- vues agréables (ce qui n’est pas le cas quand la voie est enterrée)
- accès au bac au niveau du sol (sans marches)
- possibilité de créer un PARCOBAC : (park and ride) - stationnement à la périphérie, sur une grande surface de
stationnement au niveau des échangeurs rocades sud-est (proche du parc technologique du canal)
- ensuite un trajet agréable au centre ville.
proposition d’un concours
Pour la phase d’étude d’un projet possible nous proposons d’organiser un concours qui aura comme objectif l’étude du projet initial. Un carnet de charge devra être établi définissant la capacité et les temps d’accès requis pour une ligne.